Accueil
Société Culture Voyages A propos de nous Services Archives... Archives 12/ 2004 Archives 01/ 2005 Archives 02/ 2005 Archives 03/ 2005 Archives 04/ 2005 Archives 05/2005 Archives 06/ 2005 Archives 07/ 2005 Archives 08/2005 Archives 09/2005 Archives 10/2005 Archives 11/2005 Archives 12/2005 Archives 01/2006 Archives 02/2006 Archives 03/2006 Archives 04/2006 Archives 06/2006 Archives 07/2006 Archives 09/2006 Archives 10/2006 Archives 11/2006 Archives 12/2006 Archives 01/2007 Archives 02/2007 Archives 03/2007 Archives 04/2007 Archives 05/2007 Archives 06/2007 Archives 08/2007 Archives 09/2007 Archives 10/2007 Archives 11/2007 Archives 12/2007 Archives 01/2008 Archives 03/2008 Archives 04/2008 Archives 05/2008 Archives 06/2008 Archives 07/2008 Archives 08/2008 Archives 09/2008 Archives 10/2008 Archives 11/2008 Archives 12/2008 Archives 01/2009 Archives 03/2009 Archives 04/2009 Archives 05/2009 Archives 06/2009 Archives 07/2009 Archivs 08/2009 Arcives 09/2009 Archives 10/2009 Archives 01/2010 Archives 02/2010 ARCHIVES 03/2010 Archives 04/2010 Archives 05/2010 Archives 06/2010 Archives 07/2010 Archives 08/2010 |
Archives 12/2007 L’agenda-setting Aujourd’hui, les médias reposent largement sur le concept d’agenda-setting concernant le choix des sujets, ce qui peut engendrer un certain formatage des esprits. Lors du choix d’un sujet, on considère tout d’abord la saillance de celui-ci, c’est-à-dire la perception d’importance qui lui est attribuée. L’amorçage, qui consiste en un contexte antérieur propice à la couverture médiatique d’un type de sujet, joue également un rôle non négligeable. Par exemple, on remarque qu’après une importante catastrophe naturelle, de plus petits évènements du même type ont tendance à être mentionnés dans les médias, ce qui n’aurait pas forcément été le cas dans d’autres circonstances. D’autre part, il s’agit aussi de prendre en compte le nombre de sujets d’actualité en compétition, du fait que le public n’est capable de gérer que quatre à cinq évènements importants à la fois. La notion de concurrence entre les sujets est donc bien réelle. Finalement, la capacité de l’actualité à se régénérer constitue également un critère de sélection. En effet, dès le moment où l’on ne trouve pas de nouvelles informations sur un sujet, celui-ci tend à disparaître de la scène médiatique. On peut donc tirer la conclusion que les médias ont tendance, non pas à nous montrer ce qu’il faut penser, mais à quoi il faut penser. Cela est encore renforcé par la notion de cadrage. En effet, à l’intérieur même d’un sujet, les médias procèdent à une nouvelle sélection concernant l’angle sous lequel celui-ci sera traité afin d’en augmenter l’intérêt. De ce fait, la lecture d’un évènement est orientée sur un aspect en particulier, aux dépens d’une lecture plus globale qui donnerait une vue d’ensemble sur l’information et sur la situation dans laquelle elle s’inscrit. De plus, cet angle de lecture ne peut se construire qu’à travers une simplification de l’information. Par conséquent, la perception que l’on a de ce que l’on croit être la réalité se trouve relativement éloigné de la réalité elle-même. En conclusion, on peut considérer que l’information qui nous est présentée à travers les médias est largement dirigée par les critères posés par l’agenda-setting, sans que cela soit remis véritablement en cause par un public consommateur. Le danger d’une telle pratique se révèle dès le moment où l’on considère que les médias sont dans la capacité d’occulter certains aspects de la réalité. Ce phénomène est renforcé du fait que les médias plus modestes tendent à s’aligner sur les grands journaux notamment, concernant le choix des sujets à traiter. D’autre part, l’aspect économique joue également un rôle important à ce niveau, puisqu’il constitue un facteur dont les médias dépendent de plus en plus et qui engendre l’obligation de fournir une information qui se vend aux dépends de critères de pertinence de celle-ci. |