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Archives 03/2008 Achats par internet : Vivre dans la passé ou dans le futur ? par Mélanie Kornmayer Si vous n’avez pas le temps de courir à la Poste pour payer, ou si vous êtes cloué(e)s au lit à cause d’une bonne grippe, pourquoi ne pas faire vos commissions ou payer vos factures depuis votre ordinateur ? Internet est à la portée de tous, ou presque. Et, au-delà des milliards d’informations disponibles sur le web, chaque citoyen muni d’un ordinateur et d’une connexion internet peut se décider à ne plus sortir de chez lui et de vivre grâce à ce lien cyber-économique. Car c’est là que le progrès devient intéressant. Les achats sur internet sont-ils économiquement plus avantageux que dans les magasins regorgeant de vendeurs et vendeuses en chair et en os ? Ricardo, E-Bay sont des sites d’enchères en ligne, qui comptent des milliers d’utilisateurs dans notre pays. Dans ce cas, l’avantage économique est certain et se recoupe avec la facilité qu’ont les internautes à acquérir leurs biens.Vous aurez quelques éléments de compréhension, si ce n’est de réponse, dans les lignes de ce journal. Ce n’est un secret pour personne. Payer ses factures, acheter du riz, se procurer le dernier Tarantino, tout ceci par le biais d’internet, permet un gain de temps et de déplacement. C’est d’ailleurs ce qui motive les quelques milliers, voire millions de personnes qui achètent en ligne. Non seulement pour pourrez rester au chaud dans votre canapé, mais vous y gagnerez à la fin du mois. Cependant, on peut se poser la question de la contrainte de ce choix de vie sur la vie sociale de ces utilisateurs. Ne risquons-nous pas de tomber dans l’extrême et de finir notre vie en ermite ? Pouvons-nous envisager, toujours dans un cas extrême, la quasi disparition des vendeurs et vendeuses dans les magasins d’alimentation et autres commerces de détails ? Bien sûr, je caricature quelque peu. Mais nous voilà face à un cas de responsabilité sociale. On pourrait craindre que certains secteurs de l’emploi puissent être gravement touchés par ce phénomène Mais il est trop tôt pour parler de catastrophe. Les gens suivront-ils le mouvement jusqu’à ces limites, ou sommes-nous face à un simple phénomène éphémère ? Il faudra surveiller l’évolution cette nouveauté produite par le net. Et gageons que d’autres dans le futur remettront en cause une fois de plus le monde comme nous le connaissons aujourd’hui. |