Cosi Fan Tutte

Après avoir conquis le publique des théâtres de Soleure, Winterthur, Schaffhouse, Vevey, Baden, Olten et bien d’autres encore, c’est avec grand plaisir que le Théâtre Bienne-Soleure a accueilli le célèbre opéra Cosi Fan Tutte dont la musique fut composée par Wolfgang Amadeus Mozart en 1790, sur un livret de Lorenzo da Ponte. C’est sur sa trentième représentation que dimanche
30 janvier s’est clôt une magnifique tournée qui affichait complet tous les soirs.

Ce drame en deux actes chanté en italien, dépeint une espèce humaine bien noire. Guglielmo et Ferrando sont deux beaux soldats, fiancés aux ravissantes sœurs Fiordiligi et Dorabella. Tout quatre croient fermement en la force de leur passion. Ils s’aiment d’un amour éternel, sincère et fidèle. Oui, mais c’était sans compter sur le vicieux Don Alfonso, qui souhaite révéler à ses amis la
véritable nature des femmes, c’est à dire volage et inconstante. Pour ce fait, il leur propose un pari. C’est ainsi que les deux militaires prétendent partir à la guerre. Ils reviennent méconnaissables, déguisés en samouraïs pour tenter de séduire chacun l’amante de l’autre. La fin sera révélatrice…

On sent que la pièce est très bien rodée, les comédiens maitrisent leurs rôles à la perfection, sachant relever à merveille le coté comique de cette opéra (en particulier de la part de la servante Despina, qui est tout à fait charmante avec ses deux petits chignons sur le haut de son crane).
Les acteurs ont l’habitude de jouer ensemble, une grande complicité se dégage de leur travail. C’est vrai qu’ils ont pu prendre le temps de se connaître, puisque’ ils collaborent depuis septembre. Les six rôles sont superbement chantés, les voix d’une intensité parfaitement dosée forment un sextuor des plus harmonieux. Mélodie et voix se complètent merveilleusement grâce à l’orchestre symphonique de Bienne, dirigé d’une main de maître par le tout jeune chef d’orchestre Moritz Caffier.
Mais les personnages ne sont pas seuls sur scène, un chœur mixte, composé d’une dizaine de chanteurs du théâtre de Bienne, vient leur tenir compagnie.

Au sujet de la mise en scène, il n’y a pas de décor. Un fond orangé suffit à donner le caractère nécessaire à l’action. Le jeu de lumière est intéressant, il met en valeur la présence scénique des artistes.

Malgré les siècles, cette pièce a su garder toute son actualité. Les rapports étranges que partagent hommes et femmes et un sujet qui ne vieilli pas, et les questions de fidélité et d’infidélité n’ont pas encore pris une ride.

Distribution:
Fiordiligi: Rosa Elvira Serra
Dorabella: Violetta Radomirska
Guglielmo: Bojidar Vassilev
Ferrando: Valery Tsarev
Despina: Li-Chin Huang
Don Alfonso: Yongfan Chen-Hauser

Direction musicale: Moritz Caffier
Mise en scène: Wolfram Mehring

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