Lausanne plie mais ne rompt pas

 

C’est dans une Tissot Arena peu garnie que se sont affrontés Bienne et Lausanne. Les deux clubs qui effleurent la barre des play-offs devaient gagner pour consolider leur avance sur le 9ème de National League. Vendredi soir Lausanne a pris le dessus sur Bienne. Retour sur un match à deux facettes.

Photo: par Fabien Perissinotto — Travail personnel, CC BY-SA 4.0 

Une qualité de jeu vacillante

Les supporters biennois et lausannois ne sont pas installés, que voilà le premier but lausannois. Après quelques secondes de jeu, Harri Pesonen trouve le fond des filets sédunois. Hiller retombait dans ses travers, « ce n’est pas évident pour un gardien d’encaisser dans ces conditions, il faut savoir réagir » souligne Elien Paupe son suppléant. Mais il n’a même pas le temps de réaliser que le puck a touché le fond des filets que Robbie Earl, l’incontournable américain inscrit le but égalisateur, qui délivre Bienne et surtout le jeune Valentin Nussbaumer. Le portier ajoulot affirme « qu’ils ont su réagir tout de suite ». 2-1 au tableau d’affichage après 6 minutes de jeu, la partie semblait voler en éclat entre deux équipes en difficulté. Mais l’instant fou qu’on vient de vivre se transforme en un jeu fermé. Les deux clubs se regardent jouer et quand l’occasion se présente, ils en profitent pour contre-attaquer. Heureusement les gardiens semblent s’être réveillés. À partir de là, le jeu se muscle, l’intensité d’un vrai match de hockey se fait ressentir. En démontre le nombre de minutes de pénalités (10) infligées par Adrian Oggier et Markus Vinnerborg, les deux arbitres de ce match, au cours du second tiers-temps. Grâce à un très bon passeur Niklas Danielsson, Lausanne parvient à revenir au score par deux fois. « Nous les avons laissés revenir dans le match, ils se sont mis en confiance » affirme Elien. Le jeu se ternit davantage, les équipes savent qu’elles doivent ramener des points si elles ne veulent pas descendre sous la fatale 8 ème place. Les équipes proposent un jeu égal, les gardiens de but sortent le grand jeu, le match se dirige tout droit vers les prolongations. « Chaque équipe veut son point, si on avait pu repartir avec 3 points ça n’aurait pas été de refus mais le match était vraiment très équilibré ». D’ailleurs, Sandro Zurkirchen, peut remercier sa bonne étoile, aujourd’hui il multiplie les arrêts et est de loin un élément important pour Lausanne. Nul doute que s’il n’avait pas été là à plusieurs reprises, le match n’aurait pas été le même.

Lausanne a la classe

À l’image de ses quelques supporters et de son portier, Lausanne a la classe, l’envie, le talent mais quelque chose manque. Par son jeu très offensif, Lausanne assume son caractère dominateur et s’en veut de ne pas avoir plié le match avant la période de prolongation. De son gardien, à son attaquant Simon Ryser, Lausanne faisait plaisir à voir, « c’est une super première ligne, avec Genazzi en défense, ils nous ont fait beaucoup travailler ». En multiplant les parades, Zurkirchen s’est attribué les faveurs de ses supporters et la haine des supporters seelandais. Les Biennois ont eu du mal, « Lausanne est très rapide ». Ce soir, et à l’image de son club, Simon Ryser a de nouveau rugi mais cette fois les lions n’ont pas réussi à dévorer leur adversaire. Ils ont préféré attendre l’impitoyable séance des tirs au but. Que dire, Jonas Hiller leur a forcé la main en s’interposant plusieurs fois de façon décisive.

Finalement, au bout du suspense, Lausanne s’empare logiquement de la victoire 4 à 3, comme quoi, Lausanne plie mais ne rompt pas.

JT

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