Le Chant du Phoenix: Renaud au Noirmont

Dans sa tournée, Renaud a posé sa valise à la 26ème édition du Chant du Gros au Noirmont. Tête d’affiche du samedi 9 septembre, le chanteur a su créer l’émotion sur la Sainte Scène, malgré son affaiblissement apparent. Retour sur un concert empreint de nostalgie.

Par Théophile Bloudanis & Andreas Bloudanis

Photos: Théophile Bloudanis & Andreas Bloudanis

19 heures. Le public s’impatiente. Mais où est-il ? Les musiciens s’installent, la foule crie et voilà que ça commence. On reconnaît Toujours debout, sa dernière chanson. L’écran du fond s’allume et nous projette dans des égouts, où sont placardées des affiches « Renaud Wanted ». Doucement, on aperçoit la sortie et la lumière. Une silhouette surgit et le voici, Renaud dans sa jeunesse. Quelques secondes plus tard, le vrai « Phoenix » apparait.

C’est sans surprise que le public découvre un Renaud visiblement affaibli, tremblant sur scène et d’une voix « rocailleuse » comme il le dit lui-même, mais le bandana rouge toujours au cou et sa guitare en main savent recréer l’atmosphère d’autrefois.

Renaud a entonné ses nouvelles et anciennes chansons, mais parfois, il se perdait à en être complètement inaudible. Heureusement, le public a pu le rattraper, sans perdre l’énergie ou l’enthousiasme du moment. De J’ai embrassé un flic à Mistral Gagnant, en passant par Manhattan Kaboul et Manu, la foule a systématiquement chanté aux côtés de Renaud, qui en même temps, tendait son micro, amusé.

Les avis sont nombreux quant au bilan du concert. Pour certains, tout en étant réalistes sur son état, c’est la renaissance. Pour d’autres, c’est l’acte final : physiquement, il ne peut plus chanter et l’esprit « révolté » qui lui est propre est malade.

L’ambiance du festival aidant, le concert a été un agréable moment de nostalgie pour la majorité du public venus à la rencontre du chanteur. La dernière chanson du concert Dès que le vent soufflera a eu littéralement un effet de séisme pour la foule avant que les musiciens et Renaud ne quittent la scène.

Andreas Bloudanis & TheBlue

 

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