Olivier Guéniat : hommage au professeur

Le 15 mai 2017, nous apprenions avec tristesse la mort d’Olivier Guéniat, chef de la police judiciaire neuchâteloise. Au-delà de sa carrière policière, il était également professeur à l’Université de Neuchâtel. Son cours en Psychologie et éducation, « Décryptage de la criminalité : des enjeux sécuritaires au management de police » a marqué les esprits de ses étudiants. Ils se souviennent de lui par sa façon d’enseigner, son engagement et l’humanisme dont il faisait preuve. Nous leur avons demandé ce qu’ils gardent de l’enseignant, une manière pour nous, étudiants, de lui rendre hommage.

Photo: Le Temps (15.05.2017) /© SANDRO CAMPARDO / Keystone

 

Le professeur

« Bonjour et bienvenue à ce cours de décryptage de la criminalité. Nous sommes le vendredi 25 novembre, il est 8h15. Le soleil brille, c’est une belle journée ». Ce sont les premiers mots inscrits dans la mémoire des étudiants d’Olivier Guéniat. Il nous accueillait ainsi à tous ses cours. Son enseignement, « le décryptage de la criminalité : des enjeux sécuritaires au management de police » était proposé dans le pilier Psychologie et éducation et était très suivi.

Loin d’être un professeur ordinaire, Olivier Guéniat était quelqu’un qui parlait « normalement » et honnêtement, « sans mettre des gants de velours et sans utiliser des tournures de phrases châtiées », livre Myriam. Lui-même s’adressait aux élèves comme leur « serviteur », tout en leur glissant de petites anecdotes sur son chien, Marie-Louise. Il mettait à profit ses expériences professionnelles sur les différentes affaires rencontrées dans sa carrière, pour expliquer en détail certaines théories en psychologie, applicables à son travail de policier. Sandrine raconte : « En nous exposant aux drames auxquels il a été confronté dans sa carrière, il nous considérait d’égal à égal en surestimant parfois notre capacité à encaisser des réalités aussi dures. Mais chaque histoire transmise servait à aiguiser notre sens critique ». C’était quelqu’un qui utilisait la science pour son travail, et il nous le démontrait dans son cours. Il répondait aux questions avec précision et clarté. « Il m’a permis de comprendre des réalités bien plus complexes que ce que l’on pouvait croire sur la criminalité, que ce soit avec son cours ou avec son livre. Il utilisait souvent le verbe “détricoter“ pour nous l’expliquer » confie Maël. Son humanisme et son avant-garde sur certains sujets de la criminalité le rendaient d’autant plus apprécié par les étudiants.

TheBlue

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