Chronique du NIFFF : Cinquième jour

 

Après  un lundi un brin décevant, les attentes étaient hautes pour ce mardi, avec, dans la catégorie « Films of the thirdkind » le Suédois Tommy et l’Américain The Harvest, ainsi que l’Allemand Der Samurai en compétition internationale. Retour sur un journée comme on les aime.

photo : Web

Commençons avec Tommy, le thriller Suédois relatant l’histoire d’Estelle, la femme d’un gangster ayant pris part à un braquage monumental. Revenue au pays pour y récupérer l’argent de son mari, elle doit faire face aux compères de son époux resté au Sri Lanka pour de mystérieuses raisons…Joliment orchestré, ce thriller, somme toute assez classiqueremplit son rôle de divertissement mais n’accèdera pas à la postérité.

 

The Harvest, un drame signé John McNaughton, plonge le spectateur au sein d’une famille pour le moins particulière où un enfant malade est malmené par une mère surprotectrice. Lorsqu’une jeune adolescente emménage dans le voisinage, le terrible secret qui entoure cette famille éclate au grand jour.Ce drame viscéral, magnifiquement interprété, est appelé à rester comme un modèle du genre. Captivant de bout en bout, il met mal à l’aise, surprend et révolte. Et c’est là que réside sa grande force ; les émotions sont manipulées comme rarement. Oscillant entre haine irrépressible et profonde empathie, le spectateur se retrouve pris au piège de McNaughton, enserré dans un étau moral dont on ne sort pas indemne… Un must à voir au plus vite !

 

Grande surprise de cette journée, le second long-métrage de Till Kleinert, Der Samurai, métaphore filmée des désirs réprimés et de l’opposition entre rationalité sociétaire et pulsions intrinsèques, bénéficie d’une incroyable photographie et d’un casting flamboyant. Lorsqu’un policier coincé rencontre un mystérieux homme vêtu d’une longue robe blanche et armé d’un katana, un inconscient voyage introspectif va s’opérer. Combattant le mal que le samurai répand, le policier se retrouve livré à lui-même, tentant de protéger son village et ses habitants de ce monstre irraisonnable. Magnifiquement mis en scène, Der Samuraitrouble, tant par son esthétique inquiétante que par le personnage même du samurai, dérangeant et fascinant. A noter, la superbe performance de Pit Bukowski dans le rôle titre, une prestation d’une rare puissance mêlant cynisme, folie et beauté. Epoustouflant.

 

Au programme de mercredi, un retour dans les 80’s avec PingPong Summer, une plongée dans le monde de l’Eglise catholique Irlandaise dans le très attendu Calvary et un terrifiant film d’horreur sélectionné en compétition internationale, The Canal.

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