Vivre sans voiture, une utopie ?

Vivre sans voiture est un concept que seuls connaissent les habitants des grandes métropoles ou les fervents écologistes défenseurs de la forêt amazonienne et de l’Arctique. Cependant, en Suisse aussi, quelques rares personnes décident de vivre sans voiture par souci d’écologie, d’économie et parce que la voiture n’est pas un besoin vital pour elles. 

L’objet incriminé 

Tout d’abord, qu’est-ce qu’une voiture ? Un morceau de tôle, quatre roues, un peu de plastique çà et là, des rétroviseurs et tout un tas d’options ultra-sophistiquées qui, dans la plupart des cas, ne nous sont d’aucune utilité !

La voiture permet à l’être humain de se déplacer d’un point A vers un point B. Un mécanisme relativement simple, mais qui peut pousser certains adeptes de la voiture au gâtisme. Qui ne connaît pas, en effet, un ami ou un proche qui parle à sa voiture, la cajole, la bichonne et lui chuchote des mots doux et rassurants lorsque la belle carrosserie a été endommagée ? C’est peut-être pour éviter de sombrer dans cet état et dans une relation monogame avec un objet que certaines personnes choisissent d’utiliser leurs jambes et tout autre moyen de locomotion moins polluant que la voiture pour se mouvoir.

Choix futuriste 

Les personnes qui font ce choix peuvent peut-être passer aux yeux des autres pour des marginaux. Pourtant, selon eux, ils ne ressentent aucun manque, bien que vivre sans voiture exige un grand sens de l’organisation et beaucoup de ponctualité. Ces adeptes d’un autre mode de vie sont sans doute en avance sur leur époque. Peut-être que, d’ici 2030, la plupart de la population pensera vert, mangera des produits de saison et du terroir, s’opposera aux centrales nucléaires, ne connaîtra pas de second Fukushima et vivra dans une maison minergie. Mais la réalité est bien loin de cette vision idyllique : le réchauffement climatique se fait déjà sentir avec son lot de catastrophes naturelles. Les mentalités ne sont pas près de changer et de s’opposer à la contamination et à l’empoisonnement de notre planète.

Des solutions vertes 

Mais, au fait, comment se passer de voiture ? Aujourd’hui, posséder son propre véhicule est peu pratique et cher. Il existe toutefois une solution promise à un bel avenir : le car sharing. Il est possible de réserver une voiture (2600 véhicules à disposition), à toute heure et à tout moment de la journée, dans une multitude de régions et de villes en Suisse (1380 emplacements). Ce système comporte de nombreux avantages. Premièrement, il est bénéfique pour l’environnement puisque les utilisateurs du car sharing économisent environ 298 kg de CO2 par année. Deuxièmement, les « car sharer actifs » font de belles économies (max. 5000.- par année). Troisièmement, vous n’avez aucune excuse pour ne pas tester le car sharing puisqu’il n’y a rien de plus facile ! La marche à suivre est expliquée sur le site Mobility

 et réside en trois phases : 1) Réserver 2) Monter et 3) Démarrer.

Toutefois, si vous ne possédez pas de permis de conduire et que vous souhaitez prendre les transports en commun, personne ne vous retient.

La Suisse compte des kilomètres et des kilomètres de voies ferrées, de nombreux moyens de transport, terrestres ou lacustres : bus, tramways, bateaux, funiculaires et plus récemment métros. Les horaires des transports suisses sont réputés mondialement pour leur exactitude, même si, depuis quelques années, leur ponctualité laisse un peu à désirer… Seul bémol : un abonnement annuel coûte plusieurs centaines de francs, voire milliers pour un abonnement général. Cependant, les transports en commun coûteront toujours moins cher que la plus petite des voitures !

Alors, si vous souhaitez protéger notre belle planète bleue, préserver la couche d’ozone et les ours polaires, réfléchissez à deux fois avant de monter dans votre voiture et d’enclencher le moteur. L’écologie est à la portée de tout le monde, il suffit de prendre le train ou le bus, ou d’empoigner son téléphone et d’appeler Mobility pour réserver une voiture !

CL.

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