La nouvelle mode du recyclage alimentaire ; la disco’soupe

Lorsqu’on entend « disco » on pense à la musique, à danser et s’amuser. Difficile de s’imaginer que l’on peut unir cela avec de la soupe, mais pourtant ça c’est fait. Le concept est né l’année passée en Allemagne et depuis a conquis de nombreux pays comme la France ou l’Angleterre, il y en a partout, même à Neuchâtel! Pour en découvrir plus sur ce phénomène, l’un de nos rédacteurs s’est rendu directement à une disco’soupe organisée par l’association AED (alternative étudiante durable).

Photo : Sandrine Serkarski

Tout d’abord, qu’est-ce qu’une disco’soupe ? C’est le résultat d’un mélange entre musique et le fait de manger de la soupe. De plus, les aliments utilisés pour fabriquer la soupe proviennent de commerces qui normalement les auraient jetés, soit à cause de leur date de péremption ou encore simplement à cause de leur aspect peu attirant. Du coup toute cette nourriture encore bonne mais qui aurait sinon été jetée est récupérée et offerte gratuitement sous forme de soupe aux passants. Ce projet relève donc également de l’écologie et essaie de remédier au problème du gaspillage alimentaire.

La disco’soupe organisée par l’AED commence à 17h00. Les préparatifs débutent et des étudiants commencent par monter des tables et laver les légumes. Au départ il n’y a qu’une dizaine de personnes, mais de plus en plus de gens, principalement des étudiants mais également des passants, viennent se joindre au groupe. Une fois tous les légumes lavés, les participants s’installent aux tables pour se mettent à les découper et la musique commence. Tout le monde discute entre eux et l’ambiance est très festive. Un feu est allumé et du vin chaud est servi pour remédier au froid. Après deux heures de préparations la soupe est enfin prête. Elle est délicieuse et étonnamment bien cuite malgré la froid ambiant. La bonne humeur et la convivialité règnent toute la soirée et au final près d’une centaine de personnes se sont réunies afin de déguster la soupe.

Pour en savoir encore plus sur l’association et sur l’évènement lui-même, l’organisatrice Louise Wehrli accepte de répondre à quelques questions :

L’article.ch : D’où est venue l’idée d’organiser des disco’soupes?

Louise Wehrli : Cela faisait déjà un moment que j’avais entendu parler de ces disco’soupes, organisées déjà en France, en Allemagne ou en Angleterre et que j’avais vraiment envie d’en faire également. Concrètement nous nous sommes lancé au moment où nous organisions une seconde Gratiferia (c.-f. article http://www.larticle.ch/?p=4199 ). Nous avons pensé qu’il serait intéressant de créer un autre évènement lié au recyclage, à la transformation des déchets et la lutte contre le gaspillage. Du coup, les disco’soupes sont nées. Comme ça a super bien marché la première fois nous avons décidé de continuer.

L.ch : Comment s’organisent ces disco’soupes?

L.W. : D’abord nous avons dû trouver des fournisseurs, ce qui s’est fait petit à petit. Par exemple, les pains de ce soir ont été récupérés dans des boulangeries et nous nous sommes rendus directement chez un agriculteur pour aller chercher les légumes.  Nous sommes toujours à la recherche de nouveaux fournisseurs.

Après nous préparons les légumes pour la soupe. Le but est que ce ne soit pas que des étudiants qui le fassent mais que des passants se joignent aussi à nous. Aujourd’hui, à cause du froid, il y a surtout des étudiants, mais la dernière fois beaucoup d’autres personnes étaient également venues, notamment des personnes âgées.

Une fois la soupe prête nous invitons tout le monde à en prendre, même les gens qui n’ont pas participé à la préparation. Nous avons justement choisi cet emplacement dans le centre-ville et le soir des nocturnes afin de pouvoir attirer beaucoup de passants et les inviter à se joindre à nous.

L.ch : Quel est votre but en organisant ce genre d’évènement?

L.W. : Notre association AED (alternative étudiante durable) existe depuis environ un an et notre but, au lieu de faire une association recouvrant tout le développement durable, était de nous centrer surtout sur le gaspillage alimentaire. Le but de notre association est vraiment de créer un lieu étudiant où chacun puisse amener des idées et que suite à cela nous puissions apporter soit un soutien financier ou encore organiser concrètement ces idées.

Concernant le gaspillage alimentaire, nous en tant qu’étudiants, nous avons peu d’impact sur les calibrages des légumes et les dates de péremptions qui sont imposées aux marchés et aux agriculteurs. Mais à travers ce genre d’expérience nous voulons que les gens prennent conscience du problème du gaspillage alimentaire et qu’ensuite ils puissent le critiquer. Notre but était de créer un évènement visible avec notamment des pancartes et de faire réfléchir aussi un peu les personnes sur le gaspillage mais sans pour autant être moralisateur.  Au contraire nous voulons être festif, c’est pour cela que ça s’appelle une disco’soupe après tout. Nous voulons évoquer un thème sérieux  mais de façon joyeuse, en musique et dans la bonne humeur.

L.ch : Quelles autres activités sont organisées par l’AED ?

L.W. : Pour l’instant on y va doucement. Tout d’abord nous organisons des distributions de nourriture gratuites tous les mardis et vendredis dans le sous-sol du bâtiment des Lettres.  Nous avons des partenariats qui commencent à se créer et nous allons participer à l’organisation d’un festival de films verts au semestre prochain.  Nous allons aussi bientôt faire un atelier de fabrication de fromage. Ce samedi 23 novembre nous collaborons avec l’association Black Office qui répare les vélos en s’occupant de leur faire à manger. Sinon c’est déjà un gros boulot chaque semaine d’assurer  les deux distributions de nourriture.

L.ch : A quand la prochaine disco’soupe ?

L.W. : Nous avions prévu d’en faire une tous les mois, mais comme il risque de faire trop froid prochainement on n’en fera peut-être pas en hiver. Mais après au printemps nous ferons des disco-salades avec des salades et des fruits !

Quelques autres participants ont également accepté de témoigner ;

Camille : J’aime bien le concept de récupérer la nourriture au lieu de la jeter inutilement et aussi le fait qu’il y ait plein de gens qui participent ensemble c’est sympa, ça donne une bonne ambiance.

Christophe : Je pense que l’idée de recycler les légumes qui seraient jetés normalement et de les réutiliser est très importante. En plus j’aime bien le fait que ça soit gratuit et ouvert à tout le monde.

Estelle et Christelle : C’est sympa de rencontrer des gens et de pouvoir partager ses idées, surtout avec des personnes de milieux et d’âge différents du notre. On passe vraiment des moments magiques entre la musique, le feu, le vin chaud, la bonne soupe et les gens qui viennent aider à tout préparer.

Luc : Je trouve que c’est une super idée de récupérer ces légumes plutôt qu’ils ne soient jetés. C’est aussi sympa de cuisiner et manger tous ensemble et en plus il y a une bonne ambiance.

Propos recueillis par Sandrine Sekarski. 

Pour plus d’infos sur l’AED : https://www.facebook.com/AedNeuchatel/info

Une pensée sur “La nouvelle mode du recyclage alimentaire ; la disco’soupe

  • 5 décembre 2013 à 10:28
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    Dommage que ce soit truffé de fautes et pas très bien écrit, car le sujet mérite plus d’attention!

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