Richesses matérielles ou humaines

Richesses matérielles ou humaines – Edito

La répartition de la richesse a été un sujet de réflexion pour certains érudits anciens. Pour Platon, la richesse devait être réparti de manière égale, alors que pour son élève Aristote, elle devait être proportionnelle à l’effort de chacun. En introduisant la notion de chrématistique, Aristote a condamné la pratique d’accumuler des richesses pour elles-mêmes et dans un but de plaisir personnel.

L’industrialisation a souligné le rôle de la technologie. De nombreux emplois ont été automatisés. Les machines ont pris la place de certains travailleurs alors que d’autres sont devenus plus spécialisés. La spécialisation du travail est devenue cruciale pour la réussite économique. Toutefois, le capital physique, comme il est nouvellement connu, est composé de la jonction du capital naturel (matières premières dérivées de la nature) et de l’infrastructure du capital (technologies), est devenu le centre de l’analyse de la richesse.

Aujourd’hui, certains travaillent six jours par semaine (incluant les heures supplémentaires), gagnent un salaire minimum, peut-être ont-ils des dettes (emprunts bancaires, voitures,  maison), ont une famille ou sont célibataires, mais à la fin, avec le gain de leur emploi, il n’ont pas assez pour vivre décemment. Le fait d’avoir un travail n’est plus la mesure d’une certaine richesse. Cela signifie qu’il faut s’inventer une nouvelle gestion de son économie. L’objectif, alors, est de répondre à autant de besoins que possible par rapport à une faible chance d’obtenir du travail, de ressources du capital et des possibilités physiques. Les «travailleurs pauvres» doivent se plier à une pensée austère avant de faire leurs achats: changer l’opulence par la suffisance. Ainsi sans le vouloir,  ils commenceront à dessiner un autre monde qui finira par remplacer l’actuel, qui rejoint la théorie plus que centenaire du capitalisme: le Déclin.

La décroissance économique est une option chanceuse, qui tôt ou tard, se présente d’une façon forcée à chacun de nous. Les États-nations devront réorienter leurs politiques économiques vers un renforcement des aspects sociaux. «Aider les individus à privilégier d’autres valeurs ».

Alors, il faut bien comprendre que la richesse ne se compose plus de biens matériels mais, de l’humanité et ses potentiels naturels.

V.vA

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *