Que sont-ils devenus ? – Mélanie Kornmayer

557472_10150754662001202_792096201_11287213_985375823_n (2)Larticle.ch part à la rencontre de ses anciens rédacteurs afin de savoir ce qu’ils sont devenus. Parce qu’ils ont contribué à faire vivre le mensuel grâce à leurs articles et leurs idées, nous avons décidé de leur redonner la parole. Voici Mélanie Kornmayer.

Photo : Seb/BSC8

L’article.ch : Comment as-tu découvert l’article.ch et qu’est ce qui t’as donné envie d’y écrire ?

Mélanie Kornmayer : J’ai découvert L’article.ch grâce à une amie qui connaissait Viviana Von Allmen, la rédactrice en chef, et qui m’a proposé de venir écrire pour ce journal. J’ai eu envie d’y écrire, car à l’époque, même si je n’en étais pas encore absolument certaine, j’avais déjà envie de devenir journaliste. En plus écrire pour un journal d’étudiants est moins stressant et il y a moins de pression, car ce sont des étudiants comme nous qui lisent et corrigent nos articles.

L.ch : Mis à part L’article.ch, as-tu travaillé pour d’autres journaux pendant tes études ?

M.K. : Pas pendant mon bachelor, mais pendant mon master j’en travaillé comme pigiste pendant deux ans pour L’impartial et j’ai également fait un stage de quelques semaines en Belgique.

L.ch : Conseilles-tu aux apprentis-journalistes de faire eux aussi des stages ? Est-ce que cela t’as servi ?

M.K. : Oui je conseille vivement à tous les apprentis-journalistes d’essayer de faire des stages, d’écrire pour des journaux locaux. La moindre expérience compte, même les journaux comme l’article.ch sont utiles pour plus tard. Le journalisme est différent de beaucoup d’autres métiers et s’apprend principalement sur le terrain. Mon travail à l’article.ch comme à l’Impartial m’ont tous deux beaucoup servis même juste pour montrer que j’avais déjà un peu d’expérience dans le métier ce qui plait énormément aux employeurs.

L.ch : Comment avais tu fait pour obtenir ces stages ?

M. K. : Pour l’Impartial j’avais tout simplement fait une postulation spontanée en leur demandant si je pourrais y écrire et ils ont accepté. J’ai pu effectuer mon stage en Belgique, car j’y étudiais dans le cadre de mon master.

L.ch : Quel est ton poste actuel et quel parcours as-tu fait pour y parvenir ?

M.K. : Actuellement je travaille pour la radio Grrif. J’ai commencé par un bachelor en sciences de l’information et communications à Neuchâtel et je suis ensuite partie en Belgique pour faire mon master à l’école de journalisme de l’université catholique de Louvain. En fait, j’ai voulu aller en Belgique, car un de mes profs de l’université était le directeur de cette école en Belgique. Je m’y suis donc rendue avec la même amie qui m’avait présentée L’article.ch d’ailleurs. Après cela j’ai travaillé comme pigiste à la RFJ (radio fréquence jura) mais comme je n’avais pas encore mon permis de conduire, je ne pouvais pas me déplacer et j’ai donc dû travailler uniquement à l’antenne en faisant les flashs de quatorze heure à vingt heure. C’est d’ailleurs un ancien journaliste de RFJ dont j’avais pris la place en arrivant qui est le directeur de Grrif. C’est lui qui m’a proposé de venir à Grrif ce que j’ai bien sûr accepté.

L.ch : De quelle façon Grrif est-elle différente des autres radios de l’arc jurassien ?

M.K. : Tout d’abord il faut savoir que cela fait à peine une année que Grrif existe. En plus c’est la première nouvelle radio FM de Suisse romande depuis plus de vingt ans ! Grrif est une radio très différente de la plupart des radios, car nous prenons les infos en décalé, vues sous un certain angle, par exemple humoristique. Nous nous adressons surtout à un public jeune. En tout nous sommes neuf personnes qui travaillons pour Grrif, dont trois journalistes. Nous voulions créer une radio différente et originale, par exemple en faisant les flashs infos à moins quart et à et quart au lieu de et pile. Par contre nous ne sommes pas subventionnés donc nous devons chercher beaucoup de publicité pour que le tout fonctionne. Pour l’instant nous sommes bien partis avec entre trente cinq mille et quarante mille auditeurs.

L.ch : Qu’est ce qui te plait le plus et qu’est ce qui est le plus difficile dans ton métier actuel ?

M.K. : Ce qui me plait le plus dans le métier de journaliste, c’est qu’on touche à tout. Un jour je peux étudier la crise politique en Corée et le lendemain aller interviewer un paysan du coin. Il faut toucher à tout, sans en être un expert mais il faut pouvoir expliquer des sujets très difficiles. Une des choses difficiles à faire c’est de mettre les gens qui viennent parler à l’antenne à l’aise. Beaucoup de personnes ont tendance à avoir peur et être stressé de parler. Le plus dur ce sont les délais et l’horaire évidemment. Nous avons des petits délais de moins d’une heure et même si l’on possède énormément d’informations il faut quand même réussir à tenir le délai. En plus de cela les horaires sont très irréguliers, on peut travailler le weekend ou le soir, ou encore être en matinales et devoir être prêt à cinq heure du matin. Il faut être super flexible et si une info tombe le soir on doit rester plus longtemps au boulot.

L.ch : Où te vois-tu dans quelques années ?

M.K. : Je me vois en tout cas à la radio et si possible encore à Griff. Mais être journaliste pour la radio c’est un métier très stressant, car nous avons des délais très courts et donc beaucoup de journalistes finissent par aller soit à la RTS qui a des délais plus larges que les nôtres soit pour la presse écrite qui est également moins stressante.

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L.ch : Quels conseils donnerais-tu à des apprentis journalistes ?

M.K. : Je conseille vivement à toute personne désireuse de devenir journaliste d’essayer de travailler dans des journaux locaux, même petits, d’essayer de faire des stages dès le bachelor, car cela donne de l’expérience. Le métier de journaliste s’apprend sur le terrain et pour les employeurs c’est très important de voir que vous avez déjà de l’expérience, même si ce n’est que peu. Je conseille aussi de beaucoup écrire, si vous ne pouvez pas travailler pour un journal tenez un blog personnel où vous écrivez des petits articles, c’est très important de beaucoup écrire.

Seka

Photo : Seb /BSC8

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