Django Unchained : Tarantino remet la sauce…

Après Unglorious Bastards, QuentinTarantino revient en force avec un nouveau trésor d’originalité cinématographique, nommé Djungo Unchained. Fidèle à son style, le réalisateur s’est lancé cette fois sur un sujet plus sérieux, celui de l’esclavage en Amérique. Aperçu.

Django unchained est l’histoire du parcours d’un esclave noir vers la liberté, guidé par un chasseur-de-prime, qui l’amènera même jusqu’à sa femme. L’esclave Django est incarné par Jamie Foxx, et on retrouve Christoph Waltz, dans le personnage d’un sociopathe déjanté, tandis que DiCaprio « succède » à  Brad Pitt, dans le rôle d’un businessman esclavagiste détestable.

Le film est intense, drôle, parfois touchant. Il rassemble un mélange des genres fascinant, avec des influences retraçant toute l’histoire du cinéma américain. Tarantino nous emmène dans l’univers du XIX siècle de l’Amérique sudiste et tous ses paysages, enchaînant les situations extrêmes et détaillées, tout en livrant quelques anecdotes subtiles sur l’Amérique et son rapport particulier à la liberté. Le tout se déroule sans surprise sur son thème d’arrière-fond habituel : celui la vengeance.

Flirtant souvent avec le second degré, Tarantino s’amuse avec la réalité sans jamais vraiment en sortir,  mais il  ne peut malheureusement pas s’empêcher de rester sérieux et se lâche complétement sur la fin, dans une scène de fusillade sale et gratuite, qui pourrait prendre une tournure grotesque de Série-B pour ceux qui manqueraient d’humour.

Au final, même si Tarantino semble toujours utiliser les mêmes ingrédients, il évolue ; DjAngo unchained est sûrement son film le plus engagé et le plus abouti. On doit bien reconnaître la maestria d’un artiste libre, se moquant des codes, jouant avec les angles et  les langues, imposant son art. A travers des scènes délirantes, une violence quasi omniprésente, des personnages extravagants hors des caricatures et des clichés, ou des monologues en série jamais soulants, il capte notre attention et nous fait partager jusqu’au goût-même du cinéma…

JonS

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