Grève des Femmes en Suisse

Le 14 juin à 14h06 dans toute la Suisse des sifflets se sont fait entendre pour revendiquer l’égalité des sexes en matière de salaires. Dans toutes les régions la couleur de cette journée était marquée par le fuchsia en célébration du 14 juin 1991.

Les inégalités de salaire entre femmes et hommes, ce sont, toujours et encore, des centaines de milliers de francs sur une vie !
Au vu de la mobilisation réalisée à ce jour et des commandes de matériel déjà faites, les organisatrices s’attendent à ce que plus de 100’000 femmes et hommes participent à cette journée d’action.
L’article.ch a été au rassemblement en ville de Bienne pour interviewé  différentes associations présentes à la manifestation.

Mme Teresa Matteo, secrétaire syndicale d’UNIA Bienne nous dit qu’elle à été surprise en bien de la participation de cette manifestation et nous donné un chiffre de 150 personnes. Elle insiste qu’il faut faire pression sur les politiciens pour obtenir l’égalité des salaires.

Mme Claire Magna, conseillère municipale de la ville de Bienne et coordinatrice responsable pour Solidarité femmes est fière de constater que ce mouvement à lieu dans toute la Suisse mais aussi que la résistance opère dans toute l’Europe. « Nous sommes ici pour témoigner que rien n’est tombé dans l’oubli et que l’union sororale  est plus forte qu’auparavant. »  Avec « L’espoir d’arriver à l’égalité de salaires est bien fondé, nous avons déjà obtenu la mise en place de structures extra familial pour permettre aux femmes d’exercé une activité professionnelle. » Mais elle ne va pas en rester là, au niveau local elle a présenté un projet budgétaire sur la répartition de postes dans le gouvernement.

Mme Barbara Lehmann, secrétaire syndicale de Syndicom remarque qu’au sein de l’entité il n’a pas beaucoup de plaintes. « Les employées en Suisse sont très discrètes en ce qui concerne leurs salaires. De plus chez nous il n’y a pas une cohésion forte dans ce domaine et 80% des cas de dénonciations finissent par un licenciement. »

Mme Giselle Rufer, membre du comité du Frac et présidente de sa propre entreprise considère qu’il reste beaucoup à faire. « Les personnes concernées ne bougent pas assez, il faudrait organiser des réunions pour les femmes et leur montrer qu’elles ne sont pas seules. L’égalité de traitement et salariale est une question de justice. Il va falloir beaucoup de patience et de persévérance de la part des femmes pour aboutir à un respect réciproque. »

Les témoignages sont à la hauteur des revendications tout à fait louables. Mais force est de constater que l’unité féminine ne bat pas son plein. La  participation relativement modeste pourrait s’explique notamment par le fait que nombre de manifestantes devaient travailler. Certaines (une infime quantité) ont profité du repas de midi pour se réunir, comme ce fut le cas pour plusieurs dizaines d’entre elles en ville.
V.vA.

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