Ce à quoi nous (ne) voulons (pas) ressembler

Didier Nieto

Ce qu’il y a d’embêtant avec les fêtes de fin d’années, c’est qu’une fois qu’elles sont terminées, ben on est tous plus gros de quelques kilos ! C’est inévitable. Heureusement, on a six mois avant que les beaux jours ne reviennent. Six mois pour retrouver la ligne et être beau en maillot de bain quand on va à la piscine. Vous me direz, et vous aurez raison de le faire, que dans ce genre de situation, le problème du poids n’en est qu’un parmi d’autres, car il est aussi très important d’avoir des pectoraux saillants pour les garçons et des cuisses fermes pour les filles (entre autres bien sûr). Parce que c’est vrai que si on ne ressemble pas aux messieurs et aux dames de la télé ou des affiches qu’on voit dans la rue, on se sent toujours un peu mal à l’aise lorsque le moment est venu d’enlever son t-shirt et son bermuda. Quand on y pense en fait, nos petits complexes ne sont finalement que le produit d’un conditionnement social, comme l’est notre conscience morale par exemple. Ce constat n’est pas nouveau bien évidemment. Mais il est parfois bon de le rappeler, ne serait ce que pour dénoncer une fois de plus les effets néfastes du culte de l’apparence idéale, notamment auprès des jeunes filles et des jeunes garçons.
Il n’y a pas si longtemps, deux magasins choisissaient des femmes ordinaires, de celles qu’il est possible de croiser par hasard en se promenant, pour figurer sur les affiches de leurs nouvelles campagnes publicitaires. Bel effort (ou joli coup de pub ?). Quoiqu’il en soit, ces affiches, au milieu d’autres mettant en scène des top-models aux attitudes provocatrices, étaient comme le chien égaré dans un jeu de quilles. Espérons que le jour où ce sera le contraire soit proche.

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